The Letter


Français
This letter and list of signatures will be delivered to Justice Minister Rob Nicholson as well as the leaders of the four political parties. The first hour of debate on Bill C-384 is scheduled for the end of September and the second is planned for November – help us make a strong statement to our parliamentarians. Sign the letter now »

Re: Bill C-384 which proposes the legalization of euthanasia and physician assisted suicide

To Members of Parliament and fellow Canadians,

On May 12th 2009, bill C-384 was introduced into the Canadian Parliament with the objective of creating an exception within the Canadian Criminal Code allowing doctors to intentionally end the lives of their patients by legislating an exception to society’s current prohibitions of homicide. We, the undersigned physicians do not support this bill. The passing of this bill into law would undermine important foundational principles and values of the medical profession and Canadian society more broadly.

Euthanasia, physician-assisted suicide and refusal/withdrawal of care are frequently spoken of interchangeably in the debate surrounding bill C-384. This is incorrect and confuses the discussion.

Patients have always had the right to refuse care, even when it would result in their death, and physicians have no ethical or legal obligation to continue medically futile care which, therefore, can be withdrawn.

Physician-assisted suicide involves a physician instructing a person in how to commit suicide or providing them with the means to kill themselves. The person uses that information or those means to commit suicide.

Euthanasia involves a physician or other authorized person acting with the primary intention of ending the life of a patient who then dies as a result of that act.

It is difficult to overestimate the damage that would be caused to the medical profession, physicians and society, if physicians were to abandon their absolute rejection of killing. Medicine would no longer be able to uphold the foundational societal value of respect for life and public trust in the medical profession would be damaged. The Netherlands’ thirty-year experience with permissible euthanasia, demonstrates that abuse cannot be prevented and that a “duty-to-die” and “death-on-demand” emerge in such systems. As well, euthanasia would be seen as an easy, inexpensive alternative to high quality end-of-life care, which would become less available as a result.

We challenge the validity of the self-serving pro-euthanasia argument that because euthanasia and assisted suicide are already taking place illegally, maintaining a law against it is pointless or a dangerous form of denial. Even if that claim were true, the simple fact that people break a law is not in itself a reason to change the law – after millennia of stealing despite laws against stealing, we continue to prohibit it because we remain convinced that stealing is harmful to individuals and society, and we want to uphold the values that a prohibition of stealing establishes. We believe that it is never acceptable to legalise euthanasia or assisted suicide and, in particular, to authorize Canadian physicians, nurses and hospitals to participate in them.

Therefore, we the undersigned affirm that euthanasia and assisted suicide are not forms of medical treatment or care; rather, they represent a failure to care for patients. We further assert that a wide spectrum of resources must be directed at the development and provision of improved palliative and pain management care, as well as improved training in these areas for medical students, practitioners and other relevant healthcare professionals.

En français

Cette lettre, ainsi que sa liste de signataires, sera présentée au Ministre de la Justice, Rob Nicholson et aux chefs des quatre partis politiques. La première heure de débat sur le project de loi C-384 est prévue pour la fin de septembre et la deuxième est prévue pour novembre – aidez nous a présenter une forte déclaration.

Re: Projet de loi C-384 qui entrainera la légalization de l’euthanasie et du suicide assisté

Aux députés du parlement et concitoyens,

Le 12 mai 2009, le projet de loi C-384 a été introduit au parlement canadien dans le but de créer une exception au code criminel canadien qui permettra au médecins de mettre fin intentionnellement à la vie de leurs patients en légiférant une exception à l’interdiction existante contre l’homicide. Nous, les médecins soussignés, n’appuyons pas ce projet de loi. L’adoption de ce dernier nuira aux principes et valeurs fondamentales de la profession médicale et de la société canadienne.

Les termes « euthanasie, suicide assisté et refus ou arrêt de traitement » sont souvent utilisés de façon interchangeable dans le contexte du débat sur le projet de loi C-384. Ils ne portent pas tous la même signification et cela porte confusion à la discussion.

Les patients ont toujours eu le droit de refuser un traitment, même si ce refus causerait leur mort. D’ailleurs, les médecins n’ont aucune obligation éthique ou légale de poursuivre des traitements jugés inutiles du point de vue médical et ces derniers peuvent donc être arrêtés.

Lorsqu’un médecin founit des instructions et les moyens pour qu’une personne se suicide et que la personne utilise ces moyens, il s’agit d’un suicide assisté.

Lorsqu’un médecin, ou une autre personne autorisée, pose un geste avec le but principal de mettre fin à la vie d’un patient et qu’en résulte la mort du patient, il s’agit de l’euthanasie.

Il est difficile de surestimer le dommage que subiraient la profession médicale, les médecins et la société, si les médecins abandonnaient leur rejet absolu de l’homicide intentionnel. La médecine ne pourrait plus soutenir la valeur sociale de base du respect pour la vie, ce qui mènerait à une perte de confiance de la part du public dans la profession médicale. L’expérience de presque trente ans que les Pays-Bas ont eu avec l’euthanasie démontre que les abus ne peuvent pas être évités, et qu’un « devoir à mourir » ou la « mort sur demande » se manifestent dans ces systèmes. De plus, l’euthanasie deviendra une alternative facile et peu chère, comparé à des soins de fin de vie de haute qualité. Comme résultat, ces derniers deviendront moins disponibles.

Nous mettons en doute l’argument pro-euthanasie qui dit, qu’étant donné que l’euthanasie et le suicide assisté ont lieu illégalement, il est inutile et même dangereux de maintenir leur interdiction. Même si ceci était vrai, le simple fait que certaines personnes choisissent de contrevenir à la loi, ne justifie pas que l’on change la loi. Après des millénaires de vols, malgré l’existence de lois interdisant le vol, nous continuons à l’interdire parce nous demeurons convaincus que le vol est nuisible à l’individu et à la société, et nous voulons maintenir les valeurs établies par l’interdiction du vol. Nous croyons que ce n’est jamais acceptable de légaliser l’euthanasie ou le suicide assisté ni, en particulier, d’autoriser les médecins, infirmiers et hopitaux canadiens à y participer.

Enfin nous, les soussignés, affirmons que l’euthanasie et le suicide asssité ne sont pas des formes de soin, ni de traitment médical, au contraire, ils représentent un échec du soin d’un patient. De plus nous affirmons qu’un large spectre de resources devront être dediées au développement et à l’amélioration des soins palliatifs et de la gestion de la douleur, ainsi qu’à l’amélioration de la formation des étudiants en médecine, des médecins et d’autres professionnels dans le domaine de la santé.