Bill C-384


What is bill C-384? What will it change?

Français »

Bill C-384 is a proposed law that will amend sections 14, 222 and 241 of the Criminal Code, which currently prohibit euthanasia and physician assisted suicide.  Currently, Section 14 of the Criminal Code states: No person is entitled to consent to have death inflicted on him, and such consent does not affect the criminal responsibility of any person by whom death may be inflicted on the person by whom consent is given. Consequently, consent is not a defense to euthanasia.

Section 14 would be amended to allow a person to consent to euthanasia or physician-assisted suicide, and sections 222 and 241 would be amended to exempt physicians who undertake euthanasia or assisted suicide from legal liability for doing so, provided certain conditions are fulfilled. In short the proposed amendments would create exceptions to the Criminal Code‘s present prohibitions of murder (see text of the bill). It would allow a physician to intentionally kill a person, over age 18, who either has a terminal illness or is suffering physically or mentally without possibility of relief and makes two requests in writing. The amendment would also allow physicians to assist someone in committing suicide under these same conditions.

Physicians would be the only people in Canada authorized to kill individuals upon their request.

For a more detailed analysis of Bill C-384 please visit the Euthanasia Prevention Coalition site.

C’est quoi le projet de loi C-384? Que changera-t-il?

Le projet de loi C-384 est une loi proposée qui vise à modifier les articles 14, 222 et 241 du Code pénal canadiens – ces articles interdisent l’euthanasie et le suicide assisté.  Présentement, l’article 14 du Code pénal stipule: Nul n’a le droit de consentir à ce que la mort soit infligée sur lui, et un tel consentement n’affecte pas la responsabilité pénale de toute personne par qui la mort est infligées à la personne qui aura donné son consentement.  Par conséquence, dans la loi actuelle, le consentement n’est pas une défense à l’euthanasie.

L’article 14 serait modifié pour permettre à une personne de consentir à l’euthanasie ou le suicide médicalement assisté, et les articles 222 et 241 serait modifiée pour exonérer les médecins qui effectuent l’euthanasie ou le suicide assisté de toute responsabilité juridique pour leurs actions, pourvu que certaines conditions soient remplies.  Bref, les modifications proposées permettraient de créer des exceptions aux interdictions actuelles du Code criminel sur le meurtre (voir le texte du projet de loi). Elles permettraient à un médecin de tuer intentionnellement une personne, plus de 18 ans, vivant avec une maladie en phase terminale ou souffrant physiquement ou mentalement, sans possibilité de secours, qui fait deux demandes par écrit. La modification permettrait également aux médecins d’aider quelqu’un à se suicider dans ces mêmes conditions.

Les médecins seraient les seules personnes au Canada autorisées à tuer des personnes à leur demande.